Channeling du 26.09.2026

MESSAGE


Depuis des éons, l’étudiant de la Terre s’est pensé comme le centre du monde, voire de l’univers. L’humanisme moderne, fondé sur la raison et la liberté a établi une hiérarchie. Au sommet, l’homme y est placé et très loin en dessous, la nature s’y trouve...

Certes, votre vision anthropocentrique a permis le développement de votre science et de votre technique, mais elle a aussi justifié la domination de la Terre au nom de votre progrès. J’ignore ce pourquoi, l’humain se limite autant, car l’éthique traditionnelle fondée sur les droits de l’homme, la justice, la dignité ne prend en compte que les relations entre les êtres humains.

Or, la crise écologique montre les limites de cette conception. Il ne suffit plus de penser le bien de l’homme, il faut désormais penser le bien de votre monde. Sans perdre de vue qu’il fait échos aux nôtres.

Détruire un écosystème, c’est aussi détruire une part de vous-mêmes. La séparation entre l’homme et la nature n’est qu’une illusion. Vous n’êtes pas les maîtres du vivant, mais une manifestation du vivant.

C’est pourquoi la première révolution morale que vous devez accomplir est celle du regard. Ne voyez plus la nature comme un décor ou un stock inépuisable, mais comme une communauté dont vous et nous faisons partie.

Certaines consciences appellent aujourd’hui à une éthique écologique. Notamment, certains pays qui interdisent la cueillette de certaines espèces sous peine de forte amende, afin de protéger la biodiversité. Il y en a même qui interdisent la chasse pour protéger de l’extinction certaines races animales. C’est reconnaître que tout être a une valeur en soi, indépendamment de son utilité. L’éthique du vivant repose sur trois principes : la responsabilité de ce qui vit, la solidarité de chaque forme de vie, qui vous et qui nous relie et retrouver la juste mesure de nos besoins.

Cette façon de photographier le monde vous demande une modification de votre rapport avec la nature. Il est possible de concilier votre croissance économique avec le respect de votre planète. Je ne vous demande pas de renoncer au progrès, mais de le réinventer en ne détruisant pas ce qui le rend possible. Votre science peut se mettre au service de la vie et non de la rentabilité. Vous avons la capacité de détruire votre lieu de vie, mais aussi celle de le protéger. Cela vous confère une responsabilité inédite qui est celle de veiller sur ce dont vous dépendez. D’ailleurs, l’eau qui coule dans vos veines, l’air que vous respirez, la lumière qui vous nourrit, vous relie à votre planète. Vous n’êtes donc pas des êtres extérieurs à la nature. Vous en êtes l’expression.

Le Commandant Ashtar Sheran

(Il signe)