Channeling du 24.01.2026
Les conventions de la société terrestre
Par Lord Sheran
Les lois : avant ou après les actes ?
Pour ma part, un acte ne peut être considéré comme condamnable que s’il enfreint une loi. Tant qu’aucune règle ne dit qu’un comportement est interdit, il ne peut être puni.
Mais cela soulève une question essentielle dans votre monde : les lois viennent-elles avant les actes qu’elles interdisent, ou sont-elles créées après coup, en réaction à ce que la société juge inacceptable ?
Vous avouerez que les deux situations sont observables sur Gaïa.
Concernant notre monde, je dirai que tout est pensé à l’avance, ce qui ne veut pas dire que les transgressions seront exclues. Mais cela peut dissuader beaucoup d’êtres malveillants, qui ne pourront pas plaider l’étourderie de leur part, du seul fait qu’au sein de notre société, les lois fondamentales sont obligatoirement étudiées dans tous les lieux d’apprentissage.
La connaissance des lois sur Terre
Mais sur Terre, qu’en est-il ?
Elles sont tout juste effleurées dans les petites écoles et approfondies dans les facultés de droit. Par conséquent, la connaissance des lois, de ce point de vue, reste réservée à une poignée de gens.
Après cela, l’une de vos lois stipule que nul n’est censé ignorer la loi…
Dans la plupart des cas, vos lois sont le fruit de votre histoire, des valeurs d’un groupe social ou encore des intérêts d’un pouvoir en place.
Je constate également qu’elles ne règnent pas en maîtres pour tous et partout sur la totalité de votre territoire. Là encore, c’est inédit chez nous.
Religion, secte et libre arbitre
Prenons l’exemple d’un groupe religieux que vous appelez « secte ». Ce mot a une connotation négative chez vous comme chez nous.
À ceci près que, dans notre société, aucune religion ne dirige notre vie. Ce qui nous met à l’abri de pas mal de dérives. Cela ne nous empêche pas d’être dirigés par notre foi envers le Roi des Rois et envers nous-mêmes.
La seule alternative est que nos congénères puissent refuser de le reconnaître comme Créateur de tout ce qui est et de le servir. Cela s’appelle le libre arbitre. Ce qui ne fait pas d’eux des insurgés.
Mais souvent, sur Gaïa, ce qui distingue une « secte » d’une « religion reconnue », ce n’est pas tant ce que le groupe fait.
Et là, je ne vous parle pas de celles qui commettent des atrocités, mais de celles qui ne sont pas validées par une institution dominante, comme l’Église ou l’État.
Cela signifie qu’un groupe peut être jugé illégitime, non pas à cause de ses actions, mais parce qu’il n’a pas reçu l’approbation officielle.
Dans ce cas, votre loi peut devenir un outil d’exclusion en refusant la reconnaissance à ceux qui sortent du cadre établi.
Je ne vous demande pas de vous départir de votre méfiance, mais de vous questionner au lieu de vouer une confiance aveugle aux autorités de votre monde.
La loi est-elle toujours synonyme de justice ?
Cela vous amène à une réflexion importante : est-ce que votre loi est toujours synonyme de justice ?
D’après ce que je constate, elle peut parfois être utilisée pour maintenir un certain ordre, protéger des intérêts particuliers ou faire taire ceux qui dérangent.
Elle peut désigner comme « hors-la-loi » des personnes ou des idées simplement parce qu’elles ne rentrent pas dans la norme définie par ceux qui ont le pouvoir.
Il faut donc faire la différence entre ce qui est illégal et ce qui est immoral.
Un acte peut être interdit par votre loi sans être injuste en soi et, inversement, certains comportements moralement déplorables peuvent rester légaux tant que la loi terrestre ne les encadre pas.
S’interroger sur le fondement des lois
En fin de compte, vous devez toujours vous interroger sur ce sur quoi cette loi peut reposer et sur les expériences humaines qui l’ont inspirée.
Si vous ne vous posez pas ces questions, vous risquez de considérer comme « juste » ce qui est simplement « autorisé », ou comme « dangereux » ce qui est seulement « différent ».